Quels sont les différents types de moisissures liés à l’humidité ?

Vous avez remarqué que votre logement se couvre petit à petit de moisissures et condensation à cause d’un taux d’humidité important. Mais saviez-vous qu’il existe différents types de moisissures ? Elles ne comportent pas toutes le même degré de toxicité et ne provoquent pas forcément les mêmes problèmes de santé. Mais une chose est sûre, il faut s’en débarrasser et lutter contre l’humidité au plus vite !

Qu’est-ce que la moisissure ?

La moisissure, qui ressemble généralement à des taches colorées sur les murs, est en réalité une prolifération de champignons microscopiques. Elle se développe grâce à l’humidité présente dans l’air intérieur ou dans les murs, et croît grâce aux matières organiques et à l’oxygène. En plus de dégrader votre logement et votre confort de vie, l’humidité sur la santé a des effets qui peuvent provoquer des problèmes comme de l’asthme, des allergies, des irritations ou encore des infections dangereuses pour les populations les plus vulnérables.

Les moisissures toxiques les plus courantes

Il existe plusieurs types de moisissures, certaines sont inoffensives mais attardons-nous sur celles présentant un certain degré de toxicité :

  • Stachybotrys : cette moisissure noire est très dangereuse et difficile à détecter, on la trouve généralement à l’intérieur des logements. Elle produit des mycotoxines qui peuvent provoquer des saignements pulmonaires, cela peut être mortel chez les animaux et les jeunes enfants 
  • Memnoniella : une moisissure toxique noire similaire à Stachybotrys 
  • Aspergillus : moisissure verte ou grise que l’on retrouve sur du bois. Elle peut provoquer des allergies, de l’asthme voire des infections pulmonaires 
  • Penicillium : cette moisissure est connue pour être utilisée, de façon bénéfique, dans certains fromages ou médicaments, mais il en existe des variantes dangereuses qui causent des allergies 
  • Alternaria : il s’agit d’une moisissure commune, qui peut provoquer de l’asthme et un rhume des foins 
  • Geotrichum : cette moisissure est blanche, avec une texture poudreuse. On la retrouve généralement dans les climats tempérés, et elle a l’inconvénient de se développer rapidement et de répandre ses spores dans l’air. Cela peut aggraver des infections pulmonaires comme la tuberculose, ou provoquer des irritations oculaires, de la fatigue ou des maux de tête
  • Trichoderma : cette moisissure, également blanche mais avec des taches vertes, est retrouvée généralement dans les zones humides. Elle peut parfois déclencher des infections du foie ou des poumons. Cette moisissure a aussi la particularité de digérer et détruire le bois, le papier et les tissus textiles
  • Chaetomium : c’est une moisissure allergène que l’on peut retrouver après un dégât des eaux dans des endroits sombres, comme sous un tapis ou derrière un papier peint, elle se repère à son odeur de renfermé. Elle peut provoquer des difficultés à respirer, des irritations des yeux, et aggraver des maladies auto-immunes
  • Bipolaris : il s’agit d’une moisissure soyeuse au départ blanche, grise ou marron, qui va au bout de quelques jours virer au vert. On la retrouve dans la terre, sur l’herbe, mais aussi dans les maisons après un dégât des eaux. Elle provoque asthme, congestions nasales, toux et éternuements
  • Ulocladium : cette moisissure noire se retrouve également souvent après un dégât des eaux, généralement dans la salle de bains, la cuisine ou le sous-sol. Elles peuvent mener à des allergies, asthme, rhume des foins ou infections cutanées

Les types de moisissures par couleur

On peut également distinguer les moisissures en fonction de leur couleur caractéristique :

  • Moisissures noires : on retrouve ces moisissures sombres dans les environnements chauds et humides comme les cuisines, salles de bain, sous-sols, toilettes. Elles sont généralement toxiques et provoquent des allergies, des irritations de la peau et des yeux, ainsi que des rhumes. Dans certains cas on remarque également des maux de tête, une sensation de fatigue, voire de la fièvre et des difficultés respiratoires 
  • Moisissures blanches : elles sont plus facilement repérables que les moisissures noires, et on les retrouve dans les maisons, là où il y a eu des dégâts des eaux 
  • Moisissures jaunes : on les retrouve sur des zones en bois, les carrelages, murs, mais aussi sur de la nourriture. Elles sont inoffensives pour les adultes, mais peuvent créer des problèmes chez les personnes les plus fragiles comme les enfants 
  • Moisissures vertes : assez courantes, ces moisissures produisent des mycotoxines dangereuses pour la santé, provoquant irritations et toux 
  • Moisissures orange : on les retrouve dans les salles de bain ou les toilettes, mais aussi sur des surfaces en bois et certains aliments. Elles ne sont pas dangereuses pour la santé mais peuvent endommager durablement votre logement, et rendre votre nourriture impropre à la consommation 
  • Moisissures marron : ces moisissures s’installent sur le plancher ou carrelage. Elles peuvent abîmer la structure de votre maison et gêner les personnes asthmatiques

Faites immédiatement traiter la moisissure par un professionnel

Quel que soit le type de moisissure due à l’humidité dans la maison que vous retrouvez chez vous, il faut agir vite avant que cela ne dégrade votre santé ou votre logement. Plutôt que d’utiliser de l’eau de Javel ou autres, prenez contact avec un professionnel qui posera un diagnostic humidité et vous présentera des solutions comme une ventilation adaptée.

Les principales étapes de la rénovation d’une maison

Vous avez pour projet de rénover votre maison, que cela soit un achat récent ou une propriété que vous avez depuis longtemps ? Il est important de ne pas se précipiter, et de faire les choses dans l’ordre. Actimur vous livre les 5 étapes de la rénovation totale d’un logement.

Étape 1 : Effectuer un état des lieux

La toute première chose à faire est d’effectuer un état des lieux de la maison, afin de repérer et noter tous les détails qui posent problème et auquel il faut remédier pour retrouver un habitat sain et confortable.

Notez par exemple la présence de moisissures, de salpêtre, ou encore d’infiltrations d’eau qui peuvent rendre votre maison humide. Faites cela pièce par pièce, sans oublier la cave et le grenier, en inspectant tous les murs, le plafond, le sol, les boiseries, mais aussi l’état du système électrique et les plomberies. Il faut aussi vérifier l’isolation, le système d’assainissement ou encore l’agencement du logement.

Cela vous permettra d’avoir une estimation chiffrée du montant des travaux nécessaires, mais aussi de la durée des travaux, qui durent généralement plusieurs mois. C’est particulièrement important si vous faites ces estimations avant l’achat du bien, cela vous permettra de voir si cette opération financière est rentable, et de négocier le prix de la maison.

Si vous ne vous sentez pas capable de faire cela vous-même et que vous craignez de laisser passer des soucis importants, vous pouvez faire appel à un professionnel. Un expert de l’humidité pourra notamment effectuer un diagnostic humidité pour relever tout ce qui pose problème, et établir avec vous des solutions.

Étape 2 : Les travaux de maçonnerie

Une fois votre liste et état des lieux effectué, vous pouvez vous attaquer aux travaux, fait par vous-même si vous avez l’âme bricolo, ou bien par des experts des travaux.

La toute première chose à rénover est la maçonnerie, si cela est nécessaire. Il s’agit parfois de travaux lourds, en effet dans certains cas il est nécessaire de faire des travaux de démolition ou des travaux d’assainissement pour rendre la maison habitable.

Le logement doit être au préalable vidé des effets qu’il peut contenir, ainsi que des éventuels gravats de chantier et déchets si des murs ou cloisons doivent être abattus. Commencez par l’étage puis le rez-de-chaussée, afin de ne pas avoir à nettoyer celui-là lors des travaux à l’étage.

Il est maintenant temps de réparer la maçonnerie abîmée, et de traiter les problèmes d’humidité des murs afin d’assainir le logement.

Étape 3 : L’électricité, le chauffage et la plomberie

Une fois la maison assainie et le bâti solidifié, il faut travailler les installations électriques, le chauffage et la plomberie. Il peut par exemple être nécessaire de mettre l’installation électrique aux normes, de changer le système d’assainissement, de remplacer la chaudière ou les radiateurs. Vous devez faire appel à différents corps de métier pour effectuer ces travaux : électriciens, chauffagistes et plombiers. L’aide d’un architecte peut également s’avérer utile pour élaborer le plan et savoir où chaque installation doit se trouver, ainsi que les arrivées d’eau et les prises électriques.

Étape 4 : Les travaux d’isolation

Votre maison est saine, l’électricité, la plomberie et le chauffage sont opérationnels. Mais il reste encore à rénover l’isolation pour limiter votre facture de chauffage et avoir une maison plus confortable ! La toiture est très souvent à refaire dans les maisons anciennes, que ce soit la couverture ou les charpentes. Il faut aussi penser à bien isoler les combles, et les aménager. Il peut également s’avérer nécessaire d’isoler la façade, voire de la ravaler, et de changer les portes, huisseries et fenêtres. Cette partie des travaux représente généralement une part importante du budget de rénovation.

Étape 5 : Aménagement intérieur

Votre maison est enfin confortable et en bon état pour de longues années à présent. Mais il reste une dernière chose à faire, généralement la plus agréable : aménager l’intérieur !

Cela passe généralement par poser des joints de finition, peindre les murs, changer les revêtements muraux, mais également changer les revêtements du sol, c’est le moment de poser un beau parquet dans les chambres et un nouveau carrelage dans la cuisine.

Enfin, quand les murs, les plafonds et les sols sont prêts, il ne vous reste plus qu’à faire un grand ménage, et à meubler votre maison, choisir vos luminaires, vos équipements électroniques et à décorer, et vous voilà avec un logement comme neuf !

Que faut-il vérifier avant d’acheter une maison ?

Vous vous lancez dans un projet d’achat immobilier en tant qu’acquéreur ? Que cela soit votre premier ou non, qu’il s’agisse d’une copropriété, d’une résidence principale, de locatif, il y a une liste de points à vérifier, notamment pour s’assurer que le bien convoité ne présente pas de problèmes d’humidité. Actimur vous guide.

Effectuez plusieurs visites avant d’acheter le bien immobilier

Vous avez peut-être eu un énorme coup de cœur pour une maison pleine de charme lors d’une première visite, mais ne vous laissez pas aveugler, il vous faut désormais faire des contre-visites via agences immobilières pour repérer les éventuels petits soucis que vous n’avez pas vu au premier abord. N’hésitez pas à emmener avec vous des proches, plusieurs paires d’yeux valent mieux qu’une, et ils peuvent avoir un recul que vous n’avez pas !

Les problèmes d’humidité peuvent être insidieux et ne pas se repérer au premier coup d’œil, d’autres visites vont alors vous permettre de regarder la maison dans le moindre détail et d’être à l’affût de tout signe : mauvaises odeurs, tapisserie qui se décolle, peintures qui laissent apparaître des cloques, moisissures sur les murs ou sur le sol, etc.

Les points à vérifier avant d’acheter une maison

Voici une liste de points à vérifier impérativement avant de signer un compromis de vente pour une maison :

  • Les installations d’eau : les sorties d’évacuation et le branchement d’eau doivent être également examinés, n’hésitez pas également à demander la facture de la dernière vidange de fosse septique aux vendeurs ou à l’agent immobilier ;
  • Les sous-sols et caves : visitez toute la maison, même ses sous-sols, qui sont souvent humides, soyez à l’affût de la moindre odeur d’humidité dans la cave, de murs possiblement mouillés, et surtout vérifiez qu’il y ait bien une aération ;
  • La toiture : il faut s’assurer de son étanchéité, qu’il n’y ait pas de traces de coulures, ce qui serait mauvais signe, mais aussi qu’il n’y ait pas de fissures, car cela peut favoriser l’infiltration d’eau dans la maison, vérifiez également l’isolation ;
  • Les boiseries : vous avez vérifié le sous-sol, il faut aussi monter au grenier pour être certain que les boiseries sont en bon état, ni abîmées, ni humides, ni effritées, ni trouées par des vers à bois ;
  • Les systèmes de ventilation dans les pièces d’eau : les salles de bains et WC doivent comporter des systèmes d’aération en état de bon fonctionnement, ou bien des fenêtres. En cas de mauvaise ventilation, l’état de la pièce peut rapidement se dégrader et créer des problèmes de condensation ;
  • Les murs et plafonds : ils ne doivent pas comporter de fissures, ni être humides ou tachés, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Portez attention aux peintures qui s’écaillent et au papier peint qui se décolle ;
  • Les sols : il faut vérifier qu’ils ne « rebondissent » pas lorsque vous sautez dessus ;
  • La maçonnerie : les joints doivent être en bon état, notamment sur la cheminée, et il ne doit pas y avoir de moisissures, particulièrement sous les gouttières ;
  • Les installations électriques : demandez une attestation de conformité au propriétaire, et vérifiez qu’il y a bien un interrupteur différentiel ;
  • La plomberie : assurez-vous que la pression de l’eau est suffisamment forte, généralement signe de bonne santé de la plomberie ;
  • Les fondations : vérifiez que des racines d’arbres ne fragilisent pas les fondations ;
  • L’état des ouvertures, portes et fenêtres : tout doit être bien étanche et en bon état.

Cela vous permettra d’avoir une bonne idée de l’état général de la maison, en particulier en ce qui concerne des soucis d’humidité. Le neuf n’a généralement pas ces problèmes.

Si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à appeler un expert afin qu’il pose un diagnostic humidité, et propose des solutions face à l’humidité présente dans le logement. Cela vous permettra de chiffrer les travaux de rénovation nécessaires et de négocier le prix du bien avec les vendeurs ou les agents immobiliers, ou bien vous pourrez décider de ne pas acheter cette maison.

Pensez à bien signaler au vendeur tous les vices apparents avant de signer le contrat de vente, de payer les frais de notaire et de vous engager dans un emprunt.

Les recours en cas d’achat d’une maison humide

Vous avez acheté la maison et vous vous rendez compte après coup qu’il y a des problèmes d’humidité, que faire ?

La plupart des compromis de vente comportent une clause protégeant le vendeur des vices cachés. S’il est de bonne foi il ne sera en effet pas responsable du vice caché. Cependant si vous remarquez que des taches d’humidité apparaissent après l’achat sur des peintures neuves, c’est que le vendeur était très certainement au courant du problème d’humidité et a tenté de le camoufler. Il est alors responsable du vice caché si vous pouvez prouver sa mauvaise foi, en vous épaulant de professionnels.

Comment protéger sa façade contre l’humidité ?

Une façade extérieure humide n’est généralement pas très esthétique, mais cela peut surtout causer des problèmes d’humidité à l’intérieur de la maison. Il faut donc prendre ce souci très au sérieux et protéger sa façade de l’humidité. Actimur vous donne quelques axes de solutions pour retrouver un habitat sain et trouver le meilleur traitement de l’humidité.

Pourquoi protéger sa façade extérieure de maison ?

Protéger sa façade permet à la fois de se sentir mieux chez soi, que ce soit pour l’aspect esthétique ou thermique, mais aussi d’augmenter la valeur de sa maison.

Rendre sa maison plus accueillante et plus agréable

Il est désagréable de vivre dans une maison abîmée, avec un enduit vieillissant, et dans laquelle il fait humide et froid, avec dégradation des murs intérieurs. Or c’est bien par les murs extérieurs, s’ils sont mal entretenus et non protégés, que se perd une partie de la chaleur de votre habitat. Il est important de protéger votre façade dans la durée contre les intempéries, pluie ou canicule, et d’entretenir son côté esthétique.

Améliorer l’isolation de sa maison

Une maison à la façade abîmée, poreuse ou fissurée accentue sa déperdition de chaleur, jusqu’à 20-25 % selon l’ADEME. Cela amène à chauffer davantage le logement, pour un coût important, et sans pour autant toujours trouver un confort thermique suffisant.

Valoriser le bien immobilier en cas de vente

Lorsque l’on souhaite vendre son bien à un bon prix, il est important de pouvoir proposer une maison qui a belle allure et une bonne isolation énergétique. Prendre soin de sa façade et la protéger contribue donc à augmenter la valeur de la maison, puisque c’est la première chose que les potentiels acheteurs voient.

Le danger de l’humidité sur les façades

Lorsque les murs extérieurs d’une maison subissent les pluies à répétition ou un environnement humide cela les fragilise. Ils deviennent poreux, perméables à cause d’une humidité ascensionnelle avec infiltration, et l’eau s’immisce à l’intérieur de la maison, rendant l’atmosphère intérieure humide, avec un taux d’humidité dans la maison trop important.

Du point de vue extérieur, de la mousse peut se développer sur les murs humides, les enduits se craqueler ou se décoller, des fissures, des infiltrations par capillarité et des remontées capillaires apparaître, rendant vos murs encore plus vulnérables à l’humidité. À l’intérieur, une sensation d’inconfort et de froid, une odeur désagréable, des taches noires, du salpêtre, des champignons et moisissures poussent sur les murs.

Non seulement vos conditions de vie deviennent désagréables, mais cela peut aussi constituer un danger pour votre santé. En effet, la présence de champignons à l’intérieur d’un logement accroît le risque de développer des allergies et de l’asthme, particulièrement chez les enfants. De plus, l’humidité est mauvaise pour les problèmes d’articulations et d’arthrose.

Il est donc particulièrement essentiel de traiter l’humidité des murs avant que la situation ne s’aggrave et se propage à votre intérieur, rendant les solutions plus compliquées à mettre en œuvre.

Quelles solutions pour protéger sa façade ?

Il existe plusieurs solutions pour protéger sa façade et la rendre imperméable, après assèchement et nettoyage des surfaces, que cela soit fait par prévention ou bien alors que l’humidité commence déjà à s’installer. Pas d’inquiétude, il n’est pas question ici de travaux importants ou touchant aux fondations ou à la toiture, comme une injection, un cuvelage, la pose de joints ou de maçonneries, mais simplement d’application directe de produits sur les revêtements muraux.

Le traitement antimousse

La première option pour protéger sa façade est d’utiliser des produits antimousses, avec un vaporisateur, afin de procéder à un nettoyage démoussage façades. Cela permet d’enlever la mousse déjà présente et de faire de la prévention pour l’humidité qui pourrait s’installer à l’avenir, en garantissant l’étanchéité des murs.

L’hydrofuge

L’hydrofuge est une solution liquide totalement incolore qui est appliquée sur la façade pour la rendre imperméable. Cela ne modifie en rien l’aspect esthétique de la maison, et au lieu de pénétrer les murs poreux l’eau de pluie ruissellera ensuite sur le mur. Un bon hydrofuge doit laisser respirer les murs, il ne doit donc pas prendre l’apparence d’un film. L’eau ne doit pas pouvoir rentrer mais en revanche l’humidité intérieure doit pouvoir s’évaporer par les murs extérieurs, ce afin de ne pas causer de condensation à l’intérieur malgré la ventilation.

La peinture façade de protection

La peinture façade est une peinture anti-humidité qui contient un hydrofuge. Elle existe en diverses couleurs et modifie donc l’apparence de la maison. C’est une bonne option en cas de remise à neuf de la façade.

Vous l’aurez compris, pour lutter contre l’humidité protéger la façade de sa maison est primordial, n’hésitez pas à demander un diagnostic humidité auprès d’un professionnel, il vous conseillera les solutions les plus appropriées à votre problème d’humidité.

L’efficacité du traitement d’humidité des murs par injection

Une étude comparative menée par plusieurs organismes professionnels de maçonnerie, menée sur les différents traitements anti-humidité contre les remontées capillaires des murs humides a récemment montré que les procédés d’injection de produits hydrophobes obtiennent de meilleurs résultats que les autres méthodes pour l’assèchement des murs. Les remontées capillaires sont une manifestation de l’humidité venant du sol, qui remonte par capillarité dans un mur poreux et cause de nombreux dégâts d’humidité dans les murs, comme des taches, des cloques, des champignons, mais peut aussi provoquer des problèmes de santé. Il est donc urgent de savoir les traiter à temps et de façon efficace quand le problème est identifié.

Comment fonctionne le traitement des murs par injection de barrières d’étanchéité ?

La méthode de traitement par injection de résine hydrophobe fonctionne comme une barrière d’étanchéité qui bloque la remontée au niveau du sol. Tout d’abord les murs sont nettoyés, des trous sont percés en bas du mur humide, à 10 cm d’écart, on injecte ensuite la résine hydrophobe à l’intérieur. Au contact de l’eau, la résine injectée durcit et permet de créer une barrière étanche. L’eau ne pourra ainsi plus remonter depuis le sol à l’intérieur du mur. Une fois les murs asséchés grâce à cette barrière, il est possible de le rénover et le repeindre.

Cette méthode permet une étanchéité précise et redoutablement efficace puisque la résine liquide se propage dans chaque microfissure du mur, et ne nécessite plus aucun entretien ou traitement de produit hydrofuge dans le futur. C’est également un traitement de l’humidité des murs rapide puisqu’en 48 heures seulement le mur est étanche. En outre, Actimur vous garantit son intervention pendant 30 ans !

Cette méthode permet d’éviter, non seulement d’aggraver l’état de vos murs extérieurs, mais également que l’humidité s’infiltre dans votre maison. Une maison atteinte par un problème d’humidité peut comporter des taches noires, du salpêtre, des champignons, des peintures qui s’écaillent, des papiers peints qui se décollent, des fissures, des odeurs désagréables ou encore de la mousse et des moisissures sur les murs intérieurs. De plus, cela vous coûtera plus cher de chauffer votre maison et vous ressentirez toujours un sentiment d’humidité. Il y a également des risques pour la santé, l’humidité peut provoquer des problèmes articulaires, des rhumatismes, de l’arthrose, mais également des soucis respiratoires chez les plus fragiles, comme les jeunes enfants. Les acariens se développent davantage et peuvent causer des allergies, des irritations, des rhinites chroniques ou même de l’asthme. Enfin il peut également y avoir des soucis de réactions cutanées comme des boutons ou des irritations. Prenez vos soucis de remontées capillaires au sérieux sans tarder pour que le problème ne s’aggrave pas et rende votre maison humide.

Le traitement de l’humidité des murs par injection est le plus efficace

Une étude sur l’efficacité des traitements des remontées capillaires a été menée par plusieurs organismes : l’Union de la maçonnerie et du gros œuvre (UMGO-FFB), le Cercle des partenaires du patrimoine (CPP), le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), le laboratoire Rincent BTP, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et le Centre d’expertise du bâtiment et des travaux publics (CEBTP), dans le cadre du Programme recherche développement métier (PRDM) de la FFB, afin de trouver le meilleur moyen de protéger les bâtiments anciens de l’humidité. Ils ont ainsi monté sept murets identiques et y ont appliqué différentes méthodes de lutte contre les remontées capillaires, trois par injection de produits hydrophobes, deux par électro-osmose active et deux par électro-osmose phorèse. Ils ont ensuite humidifié ces murets de la même façon à partir du sol.

Ils ont pu mesurer l’efficacité de chacune des méthodes grâce à des sondes implantées dans les murets, pendant un an. Les premières conclusions ont été unanimes : l’injection de produit hydrophobe apporte les meilleurs résultats, du moment que l’angle de forage et d’injection est choisi avec minutie. Toutes les autres méthodes testées n’ont pas été concluantes dans la durée, et ce quelle que soit la saison. L’injection de barrière d’étanchéité de résine ou de silicone est effectivement une méthode professionnelle très efficace car c’est la seule à traiter les murs en profondeur, dans les moindres interstices et capillarités du bâti.

Vous connaissez désormais les avantages de l’injection et son efficacité par rapport à d’autres méthodes de lutte contre les remontées capillaires importantes.

Quels recours en cas d’humidité dans une location ?

Quand l’humidité gagne une maison et que son taux dépasse 65 %, votre logement commence à s’abîmer, cloques, moisissures et champignons sur les murs, papier peint qui se décolle, condensation sur les fenêtres, odeur désagréable et encore bien d’autres symptômes apparaissent petit à petit. Cela peut venir de plusieurs causes, comme un dégât des eaux ou une infiltration dans les murs. Oui mais voilà, vous êtes locataire de votre logement, votre propriétaire n’est pas réceptif et vous ne savez plus quoi faire. Actimur vous donne quelques conseils pour vous sortir de cette situation.

Ce que dit la loi sur la location d’un logement

Un logement où règne un taux d’humidité trop important peut vite devenir un logement insalubre. Et tout propriétaire a l’obligation de mettre à disposition un logement décent à son locataire, en bon état d’usage, d’entretenir ce bien et de procéder à des réparations si nécessaires.

Le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 décrit précisément les caractéristiques d’un logement décent, il est notamment noté dans l’article 2 alinéas 6 que « Le logement permet une aération suffisante. Les dispositifs d’ouverture et les éventuels dispositifs de ventilation des logements sont en bon état et permettent un renouvellement de l’air et une évacuation de l’humidité adaptés aux besoins d’une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements ».

Quant à eux, les articles 6 et 6-1 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les logements décents, et les articles 1719 et 1720 du Code civil énoncent les obligations du propriétaire face à son locataire.

Vous avez cependant aussi le devoir de bien vous occuper de votre logement, de ne pas causer d’humidité excessive ou de condensation, de bien aérer, de ne pas surpeupler le bien d’occupants et de ne pas obstruer les bouches de ventilation, VMC ou aérateurs de fenêtres.

Les solutions pour le locataire

Si c’est un dégât des eaux

En cas de dégâts des eaux, la première chose à faire s’il s’agit d’un sinistre est de contacter son assurance multirisque habitation, afin de déclarer la situation et de faire un constat amiable si nécessaire. Vous avez 5 jours pour le faire.

En parallèle vous devez mandater une entreprise de travaux pour obtenir un devis de réparation, que vous fournirez à votre assureur. Il est également possible de demander à un expert en assurance de venir évaluer le montant des travaux.

Si c’est un problème de condensation, d’infiltration, de remontées capillaires

Les assurances habitation ne couvrent malheureusement pas ce type de problèmes. La seule possibilité est donc de contacter son propriétaire pour savoir s’il est d’accord pour financer les travaux ou demander au syndicat de copropriété de déclencher les travaux s’il s’agit d’un problème touchant les parties communes. N’hésitez pas à rappeler à votre propriétaire ses devoirs en tant que bailleur vis-à-vis de ses locataires, tout d’abord par lettre simple, à l’amiable, puis si refus de sa part ou absence de réponse vous pouvez le contacter par lettre recommandée, et aller même jusqu’à un constat d’huissier. Il est également possible de se faire épauler par l’ADIL locale, les associations départementales pour l’aide au logement, ou bien de saisir la commission départementale de conciliation pour trouver un accord amiable avec le propriétaire. Il est évidemment aussi possible d’intenter une action en justice pour obliger le propriétaire à faire des travaux.

Si votre propriétaire se décide à faire des travaux pour régler les soucis d’infiltrations ou de remontées capillaires, il pourra tout d’abord demander un diagnostic humidité à un professionnel, qui lui proposera plusieurs solutions à mettre en place afin de lutter contre l’humidité.

Un locataire peut-il quitter son logement de manière anticipée à cause de l’humidité excessive ?

Un logement trop humide ne fait pas partie des raisons valables pour réduire un préavis de contrat de bail à un mois au lieu de trois, à moins que les locataires aient développé des problèmes de santé à cause de l’humidité et présentent un certificat médical indiquant qu’un déménagement est nécessaire. En effet, humidité et santé ne font pas bon ménage. Cela peut causer de nombreux problèmes respiratoires comme de l’allergie ou de l’asthme, mais aussi des soucis articulaires comme l’arthrose.

Il n’est pas non plus possible d’arrêter de payer le loyer. Si des travaux sont prévus et ne sont pas réalisés dans les délais fixés, vous obtenez le droit de partir sans préavis et, selon l’avis du juge, vous pouvez obtenir une réduction ou exonération du loyer.

50 % des logements français sont touchés par un excès d’humidité causant des soucis à leur logement et leur santé, ne tardez donc pas pour prendre les choses en main et en parler avec le propriétaire de votre logement.

Mieux que l’isolation à 1 euro ? Le coup de pouce !

Pendant que fleurissent les promesses d’une isolation à un euro, Actimur maintient sa ligne professionnelle pour proposer le Coup de Pouce, une aide de l’Etat mise en place dans le cadre des Certificats d’Economies d’Energie.

Pour l’isolation thermique des combles perdus et de la toiture, le coup de pouce peut aller de 10 à 20 euros par m2. Tout le monde peut profiter de cette aide dont le montant varie selon le niveau de revenu et la composition de la famille.

Les avantages du « Coup de Pouce »

Actimur est habilité pour proposer cette aide à ses clients. La première étape est un diagnostic, entièrement gratuit. Réalisée par les techniciens d’Actimur, cette pré-visite technique, obligatoire pour satisfaire aux conditions d’octroi des aides, fait le point sur la nature des travaux à réaliser, sur les conditions de réalisation et sur les avantages attendus. Un devis est ensuite établi, accompagné du montant de la prime espérée. C’est donc un devis d’isolation qui peut atteindre 1 euro si toutes les conditions sont réunies. Le client y trouve tout le détail des opérations techniques et des matériaux utilisés. Il est également assuré que ces travaux sont réalisés par des professionnels salariés d’une entreprise qualifiée (QUALIBAT) titulaire du certificat RGE (Reconnu Garant Environnement).

La facture qui lui est adressé en fin de travaux porte déduction de la prime octroyée : il n’a donc pas à attendre le remboursement ultérieur de sa prime.

Mieux que l’isolation à un euro, le « Coup de Pouce » pour des travaux efficaces et adaptés

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Professionnels de l’isolation des combles et des traitements contre l’humidité, les techniciens d’Actimur mettent leur point d’honneur à se différencier des commerciaux qui vendent des promesses d’aides sans même visiter les lieux à isoler. Pour Actimur, l’isolation des combles est un métier qui repose sur un savoir-faire reconnu et expérimenté. Depuis plus de vingt ans, ils ont fait évoluer leurs techniques et se sont adaptés aux nouveaux matériaux pour fournir des prestations de qualité. Lorsqu’ils réalisent une pré-visite, étape obligatoire et essentielle, pour établir un diagnostic gratuit, ils engagent leur réputation car les résultats à atteindre sont qualifiés et vérifiés au titre de leurs engagements. Ils spécifient, notamment, les caractéristiques de l’isolant utilisé.

Plus besoin d’attendre la prime !

Le devis fait ainsi état de la désignation et du coût des travaux, diminués de la prime attendue en fonction de la composition du foyer et de son niveau de revenus. Et le gros avantage du « Coup de Pouce », c’est que la facture tient compte de cette prime : le client ne règle que le montant qui reste à sa charge, qui peut n’atteindre qu’un euro si toutes les conditions sont remplies.

En partant d’un programme de travaux efficace pour une parfaite isolation des combles, il a la garantie d’une mise en œuvre professionnelle, par une entreprise qui a pignon sur rue, tout en bénéficiant immédiatement de l’aide de l’Etat (Actimur fait son affaire de récupérer la prime directement)

Dans ces conditions, mieux qu’une isolation à un euro, le « Coup de Pouce » est la solution d’isolation des combles la mieux adaptée à un travail réalisé par des artisans qualifiés et certifiés.

Loin des promesses tapageuses et des pré-visites « fantômes », Actimur met ainsi son expérience au profit de ses clients tout en bénéficiant des aides les plus avantageuses de l’Etat. C’est un choix qui ne sacrifie pas aux modes et aux effets d’annonces, mais qui met en avant le sérieux et les résultats escomptés et vérifiés.

Le client, lui, est gagnant puisqu’il ne paye que la différence entre le prix réel des travaux et la prime de l’Etat : il n’a donc pas à en attendre le remboursement !

NB – Important : c’est la situation des occupants de la maison qui entre en compte pour le calcul de l’aide. Un propriétaire peut donc bénéficier d’une aide si le logement est loué à un foyer répondant aux critères.

Comment réduire l’humidité dans une cave ?

Vous avez remarqué que votre cave est très humide, avec peut-être des moisissures, il est important d’y remédier avant que cela ne fasse trop de dégâts. Il existe plusieurs façons de traiter les problèmes d’humidité dans une cave, Actimur fait le point pour vous.

Les conséquences de l’humidité dans une cave

Il est très fréquent qu’une cave soit humide comme elle est souvent située en sous-sol et généralement enterré. En plus de cela, la cave d’une maison ne comporte rarement pas de fenêtres ni d’ouvertures. L’humidité de la terre, après la pluie, s’infiltre dans les murs poreux et s’insère à l’intérieur de la pièce.

Avoir une cave humide peut mener à toutes sortes de désagréments, comme l’apparition de condensation sur les murs. L’apparition de condensation est souvent la cause de remontée capillaire, ce qui mène généralement ensuite à la formation de moisissure et de champignons. Il peut également y avoir une détérioration de la peinture et du plâtre du plafond et des murs, ou un décollement du papier peint. De l’eau de pluie peut également s’accumuler et stagner au sol, de la boue peut même se former, ce qui peut abîmer les affaires et les meubles que vous entreposez dans votre cave.

D’autres symptômes visibles peuvent signifier que votre cave est trop humide, par exemple la présence de dépôt blanc, appelé salpêtre, en bas des murs, ou de matière blanche cotonneuse, un champignon appelé mérule. S’il y a du bois, par exemple des poutres, il peut être fendu ou déformé, s’il y a des objets en métal ils vont rouiller. Une odeur désagréable peut également être sentie dans la pièce.

Une fois ces signes détectés il faut agir vite car cela signifie que la cave a déjà été bien attaquée par l’humidité, cela fragilise votre maison et peut surtout vous causer des problèmes de santé. L’humidité cave peut provoquer des problèmes respiratoires chez les plus fragiles, mais aussi des soucis articulaires, des rhumatismes ou de l’arthrose. On retrouve également plus d’acariens dans les pièces humides, ce qui peut causer des allergies, des rhinites ou de l’asthme. Des réactions cutanées peuvent même apparaître quand l’humidité atteint le reste de la maison.

Les solutions pour réduire l’humidité dans la cave

Ce problème d’humidité dans une cave peut avoir plusieurs causes, une mauvaise ventilation de la pièce ou bien des infiltrations d’eau ayant diverses origines : fuites de canalisation, fissures, infiltration d’eau de pluie dans la pièce, défaut d’étanchéité, remontée de l’eau par capillarité, etc.

Il existe de nombreuses solutions pour essayer de réduire l’humidité des murs présente dans votre cave. Vous pouvez tout d’abord tenter certaines choses vous-même pour assainir votre cave. Installer des absorbeurs d’humidité ou un déshumidificateur est une première étape importante dans la réduction de l’humidité dans une cave ou un sous-sol. Vous pouvez aussi aérer et ventiler la pièce au maximum en laissant la porte ouverte et en créant des courants d’air. Si cela n’est pas suffisant, il faut tenter des solutions plus efficaces comme la création d’aérations, la pose d’enduit, une meilleure isolation de la pièce, la pose d’une peinture anti-humidité spécifique hydrofuge et étanche, l’injection de résine dans les murs pour combattre les remontées capillaires, le drainage de l’humidité, ou encore l’installation d’une Ventilation Mécanique par Insufflation (VMI) dans la pièce. Cette dernière solution est idéale particulièrement si vous souhaitez en faire une pièce à vivre.

Il est rarement possible, et peu efficace, de traiter l’humidité d’une cave depuis l’extérieur de la maison. Effectivement, la maison étant déjà construite il est compliqué d’isoler davantage les murs enterrés.

Il vaut donc mieux se tourner vers des traitements de l’intérieur. Pour cela, il est particulièrement important de prendre contact au plus vite avec un professionnel, qui, après un diagnostic humidité, saura quel traitement de l’humidité sera le plus approprié à votre situation, et pourra vous proposer une intervention efficace et rapide. Cela pourra par exemple être l’application d’un enduit d’étanchéité, si vos murs humides sont faits en parpaings. Pour un mur de pierre, on privilégiera plutôt une injection de résine dans les capillarités. Il est aussi important d’assécher les murs de l’intérieur, à l’aide de drains renvoyant l’eau vers un puits ou réseau d’évacuation, il est parfois même nécessaire de drainer le terrain. Une fois les surfaces traitées et l’assèchement fait, on pourra décaper les murs traités et y appliquer la peinture souhaitée, faire des aménagements si nécessaire et y réinstaller meubles et cartons dans le sous-sol.

Vous l’aurez donc compris, dès que vous remarquez un taux d’humidité trop important dans votre cave, portant atteinte à votre logement et à vos possessions, il faut agir vite contre l’humidité. Il est important de prendre contact avec un professionnel spécialiste de l’humidité et mettre en place un plan d’action contre l’humidité de la cave afin d’intervenir au plus vite et de la meilleure des manières avant que le reste de la maison ne soit touché.

Pourquoi choisir un isolant naturel pour votre maison ?

Les isolants naturels permettent d’isoler sa maison d’une façon plus écologique que les isolants minéraux. Ils sont composés de fibres animales ou végétales et ne comprennent aucun produit de synthèse, mais ils ne sont pas toujours renouvelables, recyclables et d’origine locale, on les distingue donc en cela des isolants écologiques. Mais comment isoler sa maison avec des matériaux écologiques et naturels, que ce soit pour une isolation intérieure ou une isolation extérieure ? Actimur vous répond.

Qu’est-ce qu’un isolant naturel ?

Un isolant naturel est une alternative à l’isolation minérale de type laine de verre. Composés de fibres naturelles ou animales, elles peuvent être à base de laine de chanvre, de bois, de laine de mouton, de laine de coton, de ouate de cellulose, ou encore de fibres textiles. On les utilise pour calfeutrer un logement et ainsi gagner en confort d’isolation thermique et acoustique et baisser les dépenses énergétiques, tout en prenant soin de l’environnement et des habitants de la maison. Cela permet aussi d’amener une étanchéité à l’air au logement, et d’être pare pluie et pare vapeur. Cependant ce type de matériau est 20 à 30 % plus cher que les isolants traditionnels minéraux.

Les avantages des isolants naturels

L’isolant phonique et thermique naturel comporte plusieurs avantages indéniables que l’on ne retrouve pas dans les isolants minéraux à base de produits de synthèse.

Premièrement, ces isolants dégagent bien moins de composés organiques volatiles ou gaz toxiques, et nécessitent peu d’énergie à fabriquer, ils sont ainsi moins polluants pour l’environnement. Cela contribue à l’objectif de la France de diviser par quatre les émissions de CO² d’ici 2050. Grâce aux émissions réduites, la qualité de l’air intérieur est aussi grandement améliorée.

De plus, ce sont des éléments adaptés à la santé des plus fragiles comme les nourrissons, les asthmatiques ou les personnes âgées. En effet, ces composés ne sont pas néfastes pour la santé, ils minimisent les risques d’allergie et de maladies respiratoires.

Enfin, avantage indéniable, ce sont des matériaux isolants très résistants qui permettent de calfeutrer efficacement une maison, tout en résistant à la chaleur et à l’humidité. Ils éliminent les ponts thermiques, améliorent la performance acoustique, rendent la structure plus solide, et apportent une réelle valeur ajoutée à la maison, détail important en cas de revente ou de mise en location.

Comment poser un isolant naturel ?

Avant de poser un isolant, il faut déjà le choisir. Pour cela on regarde le coefficient de conductivité thermique en W/m°C, plus il est faible mieux il isole. On fait également attention aux labels, comme la certification Acermi, la marque NF environnement et l’Ecolabel européen qui sont des gages de qualité et de respect de l’environnement. Enfin on prend en compte le déphasage le plus épais possible pour avoir une bonne performance thermique l’été, les propriétés acoustiques, la forme de l’isolant et évidemment le prix.

Pour ce qui est du matériau en lui-même vous avez le choix entre de nombreuses matières, qui coûtent de 5 à 30 euros le mètre carré. Elles ont chacune leurs avantages, par exemple la plume éloigne les rongeurs, la laine de mouton se compresse facilement, le liège résiste bien à l’humidité, ou encore la fibre de bois vieillit très bien, tout dépend donc de vos besoins. Il faudra également faire en fonction de l’endroit de votre logement que vous isolez. Par exemple pour des murs on privilégiera les matériaux d’isolation fait à base de bois, comme la laine de bois, ou le liège expansé, pour l’isolation toiture ou les combles perduson utiliseradu chanvre ou du lin. Les méthodes d’isolation écologique ou naturelle sont à retrouver dans tous les magasins de bricolage.

Une fois votre isolant thermique acheté, il va falloir l’installer. Selon comment il se présente, sous forme de panneaux, de rouleaux ou de vrac, il va pouvoir être collé, injecté, vissé ou bien agrafé. On pourra ensuite éventuellement les recouvrir de Placoplatre qui sera peint ou tapissé. Les matériaux animaux comme la laine de mouton et les plumes de canard nécessiteront ensuite d’être traité avec un produit antimite.

Si vous passez par un professionnel pour ces travaux d’isolation de maison, la TVA à payer ne sera que de 5,5 %, et vous profiterez d’un bilan énergétique personnalisé avant les travaux. Selon votre situation vous pourrez également bénéficier d’un crédit d’impôt de 25 %, ou bien même de 40 % si votre logement a été construit avant 1977 et que les travaux ont été effectués avant le 31 décembre de la deuxième année suivant l’achat de la maison. Il faut également que ce logement soit votre résidence principale.

Vous êtes désormais un pro des isolants naturels et de la résistance thermique, nul doute qu’avec ces conseils vous saurez choisir le mieux adapté pour votre maison !

Comment savoir d’où vient l’humidité dans une maison ?

Depuis quelques temps vous avez remarqué un problème d’humidité dans la maison, des traces de moisissure, des gouttes de condensation sur les murs, des vitres embuées, des mauvaises odeurs. Il faut agir avant que la situation ne s’aggrave, mais pour cela il vous faut avant tout trouver l’origine du problème. Actimur vous livre des conseils pour trouver d’où vient l’humidité chez vous et retrouver une maison saine.

Les différentes causes de l’humidité dans une maison


Il existe plusieurs causes possibles à la présence d’humidité dans un logement :

  • La condensation  par ventilation insuffisante : si vous constatez la présence de buée sur vos vitres en hiver, d’humidité sur vos murs avec des moisissures ou même des champignons comme la mérule, cela vient sans doute d’une condensation. On la constate généralement dans la salle de bains ou la cuisine, des pièces où il y a très souvent de la vapeur d’eau. Pour régler ce problème, il faut améliorer la ventilation de la pièce concernée, par exemple via un déshumidificateur. Il peut également être intéressant d’améliorer l’isolation du logement ;
  • Les remontées capillaires : dans cette situation où de l’humidité remonte par le sol, on observe souvent des tâches blanches sur les murs, il s’agit de salpêtre. La mérule peut également apparaître, et le sol est souvent abîmé. On retrouve généralement ce souci dans les caves et les sous-sols. Pour y remédier, il faut procéder à une injection de résine dans le mur côté intérieur, et à un drainage et un assèchement des murs à l’extérieur, voire un traitement anti-salpêtre en plus ;
  • Les fuites ou les infiltrations locales ou diffuses : c’est un souci que l’on remarque généralement sur les plafonds et les murs après une journée pluvieuse, des fuites apparaissent temporairement. Comme solution, rien n’est plus utile que de réparer les fissures s’il y en a, et de traiter les murs trop poreux par traitement hydrofuge ou la pose d’un revêtement imperméable.   

Identifier la provenance de l’humidité

Humidité murs extérieurs et intérieurs

Lorsque les soucis d’humidité touchent à la fois les murs extérieurs et intérieurs d’une maison, il s’agit généralement de remontées capillaires, d’une rupture de canalisation, de fuite ou d’un problème d’étanchéité. Dans ce cas, il vaut mieux directement faire appel à un professionnel afin qu’il pose un diagnostic humidité.

Humidité intérieure

Lorsque l’humidité des murs et des plafonds ne touche que l’intérieur du logement, cela vient très souvent d’un dégât des eaux, d’une infiltration d’eau par la toiture ou bien d’une mauvaise ventilation. Selon le problème en cause, il faudra régler la fuite avec un plombier, poser une peinture anti-humidité ou améliorer la ventilation de la pièce humide. Si vous habitez en immeuble et que c’est votre plafond qui est touché, pensez à demander à votre voisin du dessus s’il n’a pas eu une fuite d’eau.

Humidité extérieure

Enfin, lorsqu’il n’y a que les murs extérieurs de la maison qui sont humides, il s’agit la plupart du temps d’un problème d’étanchéité, de façade non protégée de l’humidité du sol, ou recouverte d’un produit non-respirant. Pour régler ce souci il faut l’intervention d’un professionnel afin qu’il diagnostique précisément la provenance de l’humidité. Il faudra par la suite dégager le sol autour de la maison et rabaisser le niveau du terrain afin que la façade poreuse ne soit plus en contact avec l’humidité du sol.

Les gestes à avoir quand on constate de l’humidité dans une maison


Si vous constatez des signes d’humidité chez vous, comme par exemple des tâches noires, de la peinture qui s’écaille, des moisissures ou une odeur tenace de renfermé, il faut être réactif avant que le problème ne s’installe et n’endommage durablement votre maison.

Vous pouvez nettoyer les traces de moisissures mais ce n’est que traiter le souci en surface. N’oubliez pas qu’en plus de rendre l’habitation d’une maison inconfortable, l’humidité peut causer des problèmes de santé comme des allergies ou de l’asthme, particulièrement chez les enfants.

La première chose à faire est d’appeler un professionnel spécialiste de l’humidité pour qu’il établisse un diagnostic de la situation, trouve l’origine de l’humidité, notamment à l’aide d’un humidimètre, et vous propose une solution. Vous pouvez faire certains travaux vous-même mais faire appel à un expert est la seule garantie de traiter le problème en profondeur pour une prise en charge efficace dans la durée.

En attendant sa venue, pensez à bien aérer et ventiler votre logement pour limiter les dégâts, en utilisant par exemple un absorbeur d’humidité ou un déshumidificateur.