Allergie à l’humidité : Symptômes et solutions

Le 04/10/18  -  Catégorie : Actimur

D’où proviennent les allergies à l’humidité ?

D’après l’INSEE, 1 logement sur 5 présente des signes d’humidité, 1 sur 5 des problèmes d’isolation et même 1 sur 10 des infiltrations d’eau. Mais quand la condensation s’installe et que les murs suintent, c’est bien souvent que l’humidité est présente depuis longtemps.

probleme d'humidité habitation

De mauvaises aérations, une isolation défaillante, des chauffages insuffisants ou qui fonctionnent mal, les causes d’humidité sont nombreuses et pas toujours bien visibles.

Des environnements chauds, humides et mal aérés vont provoquer le développement de moisissures, un terme familier pour désigner des micro-organismes filamenteux apparentés aux champignons.

Ces champignons vont émettre dans l’air ambiant de multiples substances néfastes pour la santé :

  • Des composés organiques volatils (COV) responsables de l’odeur de moisi mais aussi cause identifiée de certains cancers
  • Des toxines, ici spécifiquement des mycotoxines, qui a faibles doses peuvent entraîner des congestions pulmonaires
  • Des spores, responsables des allergies à l’humidité. Elles sont la résultante du cycle de vie du champignon, elles sont souvent produites en grandes quantités et sont très résistantes dans l’environnement.

Quels sont les symptômes d’une allergie à l’humidité ?

Des études confirment bien que les moisissures atmosphériques sont susceptibles d’être à l’origine responsables d’irritations des muqueuses, d’urticaire, d’allergies respiratoire, d’asthme voire de choc anaphylactique avec Œdème de Quincke.

Sans aller forcément jusque-là, les spores inhalées vont induire une réponse de notre organisme qui peut se traduire notamment par de la rhinite (nez qui coule), de la conjonctivite (larmoiement), des démangeaisons ou de la toux et quand cette exposition est régulière, elle s’aggrave et peut aller jusqu’à une diminution de la capacité respiratoire, ce qu’on appelle dans le langage courant, de l’asthme.

L’allergie aux moisissures peut se traiter, le médecin traitant pourra dans un premier lieu prescrire des antihistaminiques locaux en spray nasal, en gouttes pour les yeux ou par voie orale, et en cas de crise, de la cortisone. Ces traitements ne sont toutefois que symptomatiques.

Si cette allergie est persistante un spécialiste pourra établir un protocole de désensibilisation. Après le dépistage de l’allergène, la substance qui rend allergique, l’allergologue peut prescrire une immunothérapie par injections sous-cutanées ou par voie sublinguale. L’introduction de l’allergène en quantités infimes va améliorer la tolérance de l’organisme à cette allergie et améliorer l’ensemble de ses symptômes : éternuements, dermatite atopique, irritations bronchique et oculaires diminuent.

Un traitement médicamenteux ne sera toujours que modérément efficace si on n’enlève pas la cause de cette sensibilisation. Il est primordial pour la santé de se débarrasser de toute moisissure et humidité pour retrouver un environnement salubre.

Que faire en cas d’allergie à l’humidité ?

Dans un premier temps, il faudra faire appel à un professionnel pour établir un diagnostic humidité et la cause des moisissures. Il révèlera les infiltrations d’eau ou les remontées capillaires, les fuites, les problèmes d’isolation…

Après éviction des sources d’humidité anormales, quelques mesures permettent de retrouver un environnement sain et ainsi d’éviter le plus de problèmes de santé possible pour les personnes sensibles :

  • Aérer le plus possible l’habitat (sauf en cas de vent qui est susceptible de ramener des allergènes à l’intérieur du logement). Ce geste améliorer la qualité de l’air intérieur et le débarrasser des substances chimiques dégagées par les matériaux de la maison (COV et POV), des substances organiques allergènes (spores, acariens) et de l’humidité. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’air d’une maison est toujours plus pollué que l’air extérieur.
  • Nettoyer l’habitat, passer l’aspirateur, changer les draps régulièrement… le grand ménage aura pour effet de diminuer drastiquement la quantité d’allergènes dans la maison ! Pour les plus sensibles l’application de traitements acaricides sur les housses de matelas, ou l’installation d’un purificateur d’air peut diminuer les problèmes d’asthme et d’allergie.
  • Maintenir une humidité relative (ou degré d’hydrométrie) à 45% l’hiver. Un taux d’humidité trop haut favorisera le développement des moisissures et la sensation de froid incitera à augmenter le chauffage ce qui augmente encore le risque de leur croissance. Un taux d’humidité trop faible asséchera l’air et entraînera un inconfort respiratoire.
  • Régler les chauffages l’hiver pour que la température de la maison soit comprise entre 19 et 23 degrés
  • Eviter les plantes vertes dans les chambres

 

Suivez ces quelques recommandations et votre habitat et votre organisme vous en remerciera.

Dans tous les cas, contactez-nous pour un diagnostic gratuit réalisé par notre technicien-conseil.