Le 18/02/26 - Catégorie : Humidité, Humidité, isolation et actualités Actimur
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Que faire contre les remontées capillaires ? Au fil des années, les experts de l’humidité ont développé différentes techniques pour traiter ce phénomène. En effet, la remontée capillaire touche un très grand nombre de foyers. Lorsque le problème se présente, le premier réflexe est d’appeler en urgence un professionnel avant que les dégâts ne s’aggravent. Pour quel prix ? Tout dépend de l’état des lieux. Certains signes visuels et olfactifs ne trompent pas, comme les taches, l’odeur de moisi, la mousse ou la peinture qui cloque. La remontée capillaire est un phénomène physique d’infiltration d’eau du sol vers les murs. L’eau pénètre de façon permanente la maçonnerie et les murs, surtout s’ils sont poreux. L’humidité et le développement de moisissures engendrent des risques aussi bien pour le bâtiment (fragilisation des structures) que pour la santé (maladies respiratoires). Pour en finir avec les remontées capillaires, contactez dès maintenant Actimur pour obtenir votre expertise gratuite.
La remontée capillaire est un problème lié à l’humidité contenue dans le sol. Elle touche en grande partie les vieux bâtiments, mais d’une manière générale, tous les types de constructions peuvent être concernés par ce phénomène. Pour faire simple, on peut comparer le concept de capillarité d’un mur à une éponge ou à un morceau de sucre qui absorbe l’eau via ses pores ou ses microfissures (capillaires). Comme le sucre, le mur absorbe le liquide avec lequel il est en contact. L’eau est absorbée par les matériaux et s’infiltre, causant ainsi des dommages au niveau des soubassements des murs intérieurs. Selon la loi de Jurin, appelée également effet de mèche, plus le capillaire est fin, plus la remontée du liquide peut être importante et lente. L’humidité ascensionnelle monte jusqu’à une certaine hauteur, mais est limitée notamment par le diamètre des capillaires et la tension superficielle de l’eau. La remontée capillaire se manifeste par l’apparition de taches, de moisissures et de champignons. Lorsque les murs se noircissent et les papiers peints se décollent, cela signifie qu’il faut traiter le problème en urgence. Un taux d’humidité trop élevé dans une habitation peut avoir des répercussions sur la santé des occupants. En effet, un logement trop humide favorise le développement de certaines allergies et autres maladies respiratoires aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Le traitement des remontées capillaires nécessite le recours à un expert, car les travaux sont souvent de grande ampleur.
De nombreux signes démontrent que le taux d’humidité dans une maison est assez élevé. Cela se manifeste par une odeur caractéristique de moisis qui, à la longue, peut devenir insupportable. Des signes apparents commencent à être visibles sur le bas des murs. Généralement, on peut apercevoir une frange d’humidité sur la partie inférieure qui peut aller jusqu’à 1,50 m de hauteur. La présence de sels minéraux hygroscopiques (salpêtre, efflorescences) accentue également le phénomène. Cela commence par de petites taches, ensuite les murs s’effritent. Lorsque les papiers peints se décollent vers le bas, que les enduits cloquent et que les plinthes pourrissent, il s’agit souvent d’une remontée d’humidité. Au fur et à mesure que le temps passe, la moisissure et le salpêtre envahissent l’habitation. La remontée d’humidité par le sol peut aussi causer d’importants dommages sur l’ensemble de la boiserie. En effet, le mobilier et les revêtements en bois peuvent rapidement se détériorer lorsqu’ils sont en contact permanent avec l’humidité.
Ces différents signes indiquent que l’habitation est confrontée à un excès d’humidité et qu’il faut traiter le problème rapidement. Si aucune disposition n’est prise, le problème aura des répercussions sur les fondations du bâtiment sur le long terme.
Ces dégradations entraînent également des risques biologiques et sanitaires comme le Stachybotrys chartarum (moisissure noire) et les champignons lignivores (mérule). Les remontées capillaires présentent des conséquences délétères pour la santé des occupants telles que des allergies, de l’asthme et des rhinites. Certains constatent même une aggravation de leurs rhumatismes ou de leur arthrite due à l’humidité ambiante.
Toutefois, si l’humidité est en hauteur, il s’agit probablement d’infiltrations ou de condensation, et non de capillarité.
Quelles sont les causes de la remontée capillaire ?
Cela parait invraisemblable, mais le béton n’empêche pas l’infiltration de l’eau dans une habitation. L’humidité remonte le long des fondations et finit par atteindre le sol et le bas des murs intérieurs. Différents facteurs sont à l’origine de cette remontée capillaire. On peut citer, entre autres :
Les remontées capillaires peuvent aussi être causées par la surcharge du bâtiment, notamment après l’ajout d’un étage supplémentaire. Les fondations deviennent instables et poreuses, laissant ainsi l’eau pénétrer à l’intérieur de l’habitation.
La remontée capillaire se manifeste par l’apparition d’efflorescences, de salpêtre et de champignons sur le bas des murs. Les symptômes peuvent aussi apparaître directement sur le sol à travers les traces d’humidité sur la moquette. Le salpêtre dans la maison se nourrit de sels minéraux, ce qui favorise son développement. Si aucun traitement n’est prévu assez rapidement, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses au niveau des fondations du bâtiment.
Les bâtiments anciens sont les plus touchés par le phénomène de la remontée capillaire. L’origine du problème est liée à l’absence de fosses de drainage, ce qui est très courant dans ces anciennes constructions. Plus un bâtiment est vieux, plus ses murs se fragilisent. En effet, dans les années 60, les constructions n’incluaient pas d’étanchéité à la base des fondations. De grosses vibrations suffisent pour créer des microfissures au niveau des murs, favorisant par la suite l’infiltration de l’eau. Celle-ci remonte tranquillement dans les murs et les transforme en véritables éponges. Il faut donc agir rapidement contre les remontées capillaires, car des effritements, des taches et des fissures peuvent apparaître sur le mur intérieur ou sur la façade. De plus, la présence importante d’humidité peut dégrader l’isolation de la maison et augmenter les déperditions de chaleur. Les bâtis plus récents, construits après 1960, intègrent généralement une arase étanche rendue obligatoire en 1961 par le DTU 20.1 (document technique unifié). Cette barrière imputrescible et imperméable positionnée entre les fondations et les murs permet de limiter les remontées d’humidité.
Les remontées capillaires peuvent avoir des conséquences sur la santé des occupants. L’exposition aux champignons et à la moisissure provoque des rhinites allergiques. De plus, l’humidité est un terrain favorable pour le développement de certaines bactéries telles que le staphylocoque. Lorsqu’on est exposé régulièrement à l’humidité, on n’est jamais à l’abri de maladies respiratoires. Une crise d’asthme peut être liée à un taux d’humidité assez élevé dans un bâtiment, à cause des champignons et de la moisissure. En outre, lorsqu’une habitation est trop humide, les acariens envahissent les lieux. Ces petites bestioles quasi invisibles à l’œil nu peuvent provoquer des lésions cutanées sur tout le corps. Enfin, la remontée capillaire rend l’air irrespirable. L’odeur de moisi qui est à la fois très désagréable et nauséabonde doit être traitée rapidement.
L’injection d’une barrière d’étanchéité fait aussi partie des techniques les plus efficaces pour résoudre les problèmes d’humidité dans une habitation. Le principe consiste à briser le phénomène grâce à l’injection d’une résine hydrophobe dans les murs. Ce produit, injecté tous les 10 à 15 cm, crée une barrière étanche chimique en bas de mur afin de bloquer les remontées d’humidité. Efficace pour un bâti ancien individuel, cette méthode peut demander un assèchement des murs en amont. Le prix varie entre 150 et 300 € le mètre, selon l’épaisseur du mur et le type de matériau. Il peut être parfois nécessaire de reprendre les enduits après les travaux de rénovation. Une étude menée par plusieurs organismes tels que le laboratoire Rincent BTP, l’Union de la maçonnerie et du gros œuvre ou encore le Centre d’expertise du bâtiment et des travaux publics a démontré que le traitement de l’humidité des murs par injection se présentait comme la meilleure solution contre les remontées capillaires.
Pour traiter le problème de remontée capillaire dans un bâtiment, il faut commencer par se débarrasser de toute l’humidité. L’utilisation d’une centrale d’assèchement est parfois nécessaire. Il s’agit d’un petit boîtier qu’on peut suspendre au mur. Son principal rôle est de repousser la remontée d’eau par capillarité grâce à l’électro-osmose. Cette technique d’assèchement consiste à inverser le mouvement des molécules d’eau grâce à des électrodes positionnées sur un mur non enterré. La centrale d’assèchement permet l’évacuation de l’humidité vers le sol et le mur s’assèche ainsi naturellement par évaporation. Pour un mur d’une longueur de 15 mètres avec 50 cm d’épaisseur, il faut compter entre 500 et 2500 €. Cette solution est très efficace sur les remontées capillaires légères à modérées.
Le drainage technique implique l’installation de canalisations drainantes autour de la maison pour évacuer l’eau de pluie avant qu’elle ne touche les fondations. Ce procédé efficace coûte entre 15 et 230 € le mètre, mais requiert de lourds travaux de terrassement (tranchées), parfois impossibles en mitoyenneté. Pour un bâti ancien sans fondations profondes, le système de drainage doit être posé à 2 ou 3 mètres si le terrain le permet et non en bordure de façade. Les maisons construites depuis janvier 1961 sont normalement protégées par des coupures de capillarité.
La méthode de cuvelage est spécifiquement adaptée aux sous-sols et aux caves enterrées ou semi-enterrées. La création d’un caisson étanche à l’intérieur de la pièce évite la remontée capillaire. Pour s’assurer de l’étanchéité du caisson, certains revêtements sont appliqués comme le mortier hydrofuge, la résine époxy ou un enduit spécial. Le cuvelage coûte en moyenne 50 à 350 € le m², selon l’ampleur des travaux.
La ventilation mécanique par insufflation va de pair avec l’injection d’une barrière d’étanchéité. Cette technique consiste à assainir les murs humides en installant un appareil qui vient renouveler l’air dans la pièce à traiter. Ce dernier débarrasse en même temps toute la vapeur d’eau contenue dans l’air, ainsi que les gaz carboniques.
Pour l’étude, sept murets ont été bâtis. Sur les sept, trois ont bénéficié d’un traitement par injection, deux par électro-osmose-phorèse, et deux par électro-osmose active. Un an après, des tests d’humidité ont été effectués. Les spécialistes du bâtiment sont unanimes : l’injection de produit hydrophobe est la meilleure solution, tant que l’injection se fait avec précision.Pour en venir à bout des remontées capillaires, un diagnostic rigoureux est la première étape indispensable avant tout devis. Experts dans les traitements contre l’humidité depuis plus de 25 ans, nous intervenons régulièrement dans le Grand-Ouest. Profitez dès maintenant d’une expertise gratuite !